Les règles de base pour progresser

Suite à des demandes de nos membres, nous allons vous expliquer les 4 règles essentielles pour pratiquer la Boxe Thaïlandaise de manière efficace.

Tout pratiquant qui appliquera ces 4 règles verra sa technique augmenter ainsi que sa résistance à la fatigue pendant les entrainements. Ces 4 règles s’appliquent sur tout type d’exercice car, que le travail se fasse au sac, aux paos, en sparrings ou en shadow, elles sont exactement les mêmes et ont la même efficacité.

Ces règles sont là pour vous aider à fluidifier votre boxe, gagner en vitesse et prendre plus de plaisir en la pratiquant. En aucun cas, je vante ces 4 règles comme étant une science exacte ceci est simplement un article de conseils.

Avant toutes explications, n’oubliez pas de prendre du plaisir car cette règle n’a même pas besoin d’être écrite !

Régle n°1 : Déplacements

Il est très important de savoir se déplacer constamment et de ne pas rester statique entre les frappes. Un boxeur qui ne se déplace pas prendra beaucoup de coups.

Bien sûr, certaines techniques vous demanderons de rester immobile quelques secondes afin de les placer correctement.

Régle n°2 : Esquives et blocages

La deuxième règle est pour moi la plus importante, c’est la règle qui vous rappellera que: moins vous prendrez de coups, mieux vous vous porterez !  Il est important d’esquiver les coups et d’entrainer vos reflexes pour cela il vous suffit de répartir le poids entre votre jambe forte (arrière) et votre jambe faible (avant). Plus vous mettrez de poids sur votre jambe forte plus votre jambe faible se lèvera vite pour bloquer les coups de pieds adverses. Toutefois, il est important de remettre le poids sur votre jambe faible quand vous voulez donner un coup de pied avec votre jambe forte. L’entrainement de votre équilibre jouera un grand rôle dans les esquives tandis que le renforcement musculaire vous aidera pour les blocages. Ce travail d’esquive et de blocages doit être travaillé dans tous les exercices possibles, shadow compris.

Régle n°3 : Frappes

Cette règle est importante pour la coordination et pour réussir à feinter l’adversaire. La boxe thaïlandaise est comme un jeu d’échecs ou chaque coup à son importance pour pouvoir placer le coup final, il est donc important de travailler sur des combinaisons et d’enchaîner les coups les un après les autres afin de déstabiliser l’adversaire.

Si par exemple vous travaillez constamment des frappes simples, l’adversaire ou le partenaire bloquera automatiquement chaque fois sauf si vous êtes chanceux! Si au contraire vous combinez les frappes par exemple: coup de poing avant, coup de poing arrière, coup de pied arrière, crochet avant, coup de pied arrière, vous passez de 1 chance de toucher votre cible à 5 chances de toucher votre cible. De plus votre adversaire devra bloquer les coups, ce qui vous donnera des ouvertures pour passer la défense et le toucher ou vous souhaitez.  Il est important de garder une pression sur son adversaire pour ne pas être en difficulté. Il est aussi important de feinter votre adversaire en simulant un coup pour en envoyer un autre tout de suite après.

Par exemple: Simulez un coup de poing pour que l’adversaire se prépare à esquiver ou bloquer le coup au niveau de la tête et tout de suite après, donner un coup de pied arrière dans la jambe ou les côtes. Cela pourrait vous donner un avantage psychologique sur l’adversaire. N’oubliez pas que la pression psychologique est très importante en combat pour convaincre l’adversaire qu’il n’est pas capable de vous battre et le freinera dans ses capacités offensives. Pour résumer cette règle il faut amener l’adversaire là ou l’on veut qu’il soit, si vous voulez taper dans la tête, visez les jambes ou le corps d’abord pour qu’il baisse sa garde et découvre sa tête afin de le toucher avec précision.

Règle n°4 : Respiration

La 4ème règle s’applique au-delà de la boxe thaïlandaise et doit être entrainée au quotidien. Dès que nous faisons un effort physique, une bonne respiration augmentera ces 3 caractéristiques:

  • Nourrir les muscles et le cerveau avant l’effort.
  • Renforcer la puissance et l’explosivité pendent l’effort.
  • Récupération pulmonaire plus rapide après l’effort.

Pour cela il faut essayer au maximum de respirer par le nez afin de ne pas sur-gonfler les poumons. Vous remarquerez que l’essoufflement vient si on prend trop d’air d’un coup ou si on respire très rapidement même sans fournir d’effort, les poumons se surchargent et n’arrivent plus à réguler correctement l’oxygène.

Beaucoup de gens pensent qu’ils sont justement en manque d’air quand ils sont essoufflés, alors ils respirent encore plus mais cela fera que d’aggraver leur problème. Quand vous courrez, rythmez votre respiration en fonction de votre rythme de course mais toujours en inspirant par le nez et en rejetant l’air par la bouche, tant que possible respirez uniquement par le nez.

Quand vous boxez, c’est pareil, inspirez par le nez et rejetez l’air au moment de la frappe par la bouche. Le timing est important pour avoir le plus de puissance possible. Pour voir l’efficacité de la respiration, pratiquez 45 secondes d’effort sans respirer correctement ou en hyper-ventilant et ensuite refaites la même chose en respectant cette règle, vous verrez tout de suite une différence. Pour résumer, avant l’effort inspirez par le nez, pendent l’effort soufflez et après l’effort inspirez par le nez de nouveau.

Pour résumer :

régle 1 déplacement

règle 2 esquive

règle 3 frappe

règle 4 respirer